16/06/2008

Yesterday all my troubles seem so far away...

Aussi belles que sont les roses, et aussi bon qu'elles puissent sentir; on ne les aime pas toutes.

11/06/2008

West Coast, Coconut Record.

J'ai envie de sourire.

 

08/06/2008

08/06/08

Ca a commencé par quelques mots simples « -Mais toi tu aimais bien les trips ! » accompagné d’un sourire de conquistador en manque de terres éloignées qui ne sait plus que faire que d’affirmer sa supériorité sur l’être bête et aimant face à lui.

C’était les mots de la meilleure amie de ma mère.

Comme ca, balancés dans la conversation pour ne pas paraitre la « méchante » face à ma maman « sainte ni touche ».

C’était de la simple lâcheté que de balancer ça là au milieu, face à moi, une manière de ‘ridiculiser’ ma mère peu fière d’avoir fait l’expérience de ces petites pilules et qui ne n’en s’était évidement jamais vanté face à sa progéniture.

Pourtant cela ne m’atteignait point, j’ai honte mais c’est vrai. Ca m’a fait ni chaud ni froid d’entendre cela. Je me souviens même l’ombre d’un instant m’être dis de recracher le morceau de pain que je venais de placer dans ma bouche afin de faire un ‘effet’. Encore moins glorieux.

Ma mère à enchainé comme si de rien n’était et qu’elle assumait parfaitement, et moi j’ai tout de suite su.

La première leçon essentielle qu’elle m’ait apprise sur la vie était qu’un camé restait à jamais un camé et qu’il ne fallait en aucun cas lui faire confiance.

J’avais déjà ‘tué’ un frère face à mon cœur de la sorte il en était évident que cela suivait pour ma mère. J’ai donc moi-même fait comme si de rien n’était les jours qui suivirent.

Ce n’est que pendant le voyage du retour qu’elle s’est sentie obligée de se justifier, de justifier ses actes et d’avoir le besoin de se sentir pardonnée, excusée, comprise, face à sa fille qui réussissait là où ils avaient tous échoués auparavant.

Par charité peut-être, ou pour me résoudre à ne pas perdre ma mère, je lui ai passé un pseudo savon afin qu’elle trouve là sa rédemption.

 

A vrai dire, c’est peut être une fois encore ce que j’attendais pour me justifier de ne pas aimer ma mère autant que je devrais…

 

Elle m’expliquait que ce n’était que deux fois les trips, et puis une fois la mescaline, que c’était l’époque, pensez-dont les 70’s, que c’était un voyage spirituel recherché et non de la défonce. Elle n’a pas vu que je m’efforçais de faire semblant de la croire. Parce qu’un camé est un camé et qu’il ne faut pas leur faire confiance quoiqu’ils puissent dire…

 

J’ai eu envie de lui dire, quand elle m’expliquait que c’était avec son premier mari qu’elle avait pris son premier trip et qu’au second elle l’avait quitté en se jurant de ne plus en reprendre et de ne pas retrouver de mec, qu’elle aurait mieux fait de se trouver une nana sympa plutôt que de brouiller et de refuser ses sentiments pour les filles avec quelques trips… J’aurai voulu lui dire que moi j’étais quelqu’un de bien « malgré ca », j’aurais voulu lui dire ce genre de chose mais je savais qu’elle n’était pas aptes à comprendre car elle ne sait pas écouter… Alors à quoi bon s’ouvrir l’esprit avec des trips si ce n’est pour ne même pas accepter ses propres enfants tels qu’ils sont ?

 

Je n’ai pas voulu être aussi blessante et stupide qu’elle ne l’a été avec moi, parfois je me demande si c’est ca l’amour. Ne pas blaiser l’autre là où ca fait mal alors que l’on pourrait et que l’on serait dans notre plus grande légitimité…

 

Ce tango qu’est la vie m’envois valser aux quatre recoins de la piste, de surprises en surprises, de pas en pas, de révélations en révélations, de rythmes en rythmes, pourtant je suis toujours belle et bien de la partie. Et la dance ne fait que commencer…

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