13/09/2007
Mama Lion...
Le coeur un peu serré, des courbatures dans le dos alors que je suis une no sport, j'allume le PC avant de me lever dire bonjour aux parents.
Je devrais pourtant, ca fait trois jours que j'etais chez moi, je devrais etre contente. Mais non, je me sens mal a l'aise ici.
Je ne me sent plus chez moi chez mes parents, il m'aura fallu peu de temps. Ici il y a du temps, de la relaxation, de la nourriture, internet, de l'air pure, mais aussi de la lassitude, de la fatigue, du mal-etre, le passé. Tandis que "là-bas" il y a des amis, de la tendresse, de l'aide, de la compation, de la solidarité, une nouvelle vie, sans oublier le néant financier, l'inconnu, les placards vides.
Cet endroit pourtant charmant me degoute, toute ces années avec l'ardant et seul desire de quitter cette maison et ces gens qui m'ont maintenues en vie aboutissent. Voici enfin un endroit qui est "chez moi". Un endroit où si les choses tournent mal, je suis la seul responsable, là seule qui decide comment j'ai envie que les choses tournent. Je ne subit plus.
Le jour de mon départ, j'ai fait pleuré ma mere. Normal. Non, même ca n'est pas normal chez moi. Elle ne pleurait pas sur le quai de gare voyant son deusieme enfant prendre son evole, elle pleurait l'apres-midi dans son canapé quand son deusieme enfant lui a dit qu'elle ne considéré le premier qu'au sens biologique du terme. Que non elle n'attendait rien de lui pour son anniversaire, au contrare. Elle pleurait car je ne jouais plus au jeux du "sauver les meubles" vis à vis de mon "frere". Alors que durant toutes ces années je l'ai soutenu, aidé, epaulé. J'etais sa confidente et sa psy. J'ai renoncé moi meme la confiance que je portais a mon meilleur ami, mon cousin, ma moitié; afin de suivre son plan celon lequel il ne fallait rien dire a personne pour ne pas enfoncer encore plus le pauvre petit qu'etait mon "frere". Alors que j'ai renoncé a mon adolescence, aux joies betes et basiques qu'elle procure, que j'ai meme renoncé a ma vie sociale pendant un certain temps car ce qui se passait a la maison etait trop grave et qu'elle n'arriverait pas a le gerer seule. Et bien c'etait moi, moi la coupable. Celle qui ne veut pas croire a l'utopie familliale. Celle qui ne veut pas oublier. C'etait moi qui fesait pleurer ma mere car c'etait moi la mechante dans cette histoire.
J'ai toujours su que de vouloir etre parfaite pour la "soulager" ne servait a rien, qu'elle ne s'en rendait pas compte et qu'un jour ca me retomberait dessus. Seulement ce jour là, c'etait celui de mon depart. Et ca a ete un tres mauvais calcul de sa part...
Ce qui est le plus drôle dans tout ca, c'est qu'il n'y a aucun contentieux avec elle. Au contraire, tout est toujours allé si bien. Si bien que je me tais quand je ne suis pas d'accord avec elle, quand elle veut m'imposer son avis. Je me fous de me taire, cela ne m'interdit pas de penser, au contraire lutter me donne de la force et de l'appuis. Seulement quand je suis arrivée hier, que je lui ai dis que les animaux me manquaient et que peut etre j'aimerais en avoir un, elle m'a repondu derechef "trouve toi plutôt un copain ou une copinne mais pas un chien c'est salaud". Elle qui ne comprends pas les homo me donne le droite de l'etre. Elle qui a peur de perdre sa fille, apres avoir deja perdu son fils, me donne le droit d'etre "ce que je veux".
Ca me gene. Terriblement. Pendant de long mois j'ai eu peur qu'elle ne le prenne mal, je m'etais preparé a avoir une raison valable de ne pas etre trop "accrochée" a elle car pendant tout ce temps elle ne cessait de me faire remarquer le comportement presque ostentatoir de homos a la tv, par exemple. Un puis un jour je lui l'ai dis, elle l'a assez bien pris. Et maintenant je m'en veux, je m'en veux de le lui avoir dis. Car maintenant je n'ai plus de raison de ne pas l'aimer autant que je devrais...09:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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