01/09/2007

Bleed...

Au debut je lui ai demandé d'ecouter une compo. J'ai mis ma demo sur le reseau elle l'a ecouté. Fiere que sa fille ecrive, compose, enregistre les pistes et les mixtes, fiere que sa fille ait accomplie quelque chose ma mere en voulait une copie. Sur le ton de l'amusement elle me dit "on attend plus que les vidéos de l'artiste". D'ailleurs en parlant de vidéo je lui montre ce qu'elle m'avait demandé de chercher. Et puis la premier en entrainant une autre, tout YouTube passe. Joplin, les frissons. Et puis des reportages sur Janis. La copinne a Janis, celle dont on a tu l'existence le plus possible. Celle qu'elle aimait, celle qui la fesait vibrer. Celle qu'on a laissé dans l'ombre. J'avais la gorge serrée, un homme disait qu'a l'epoque "ca se disait pas", "rassure toi maintenant non plus " ai je pensé.

La veille elle me parlait de ce reportage sur le Burnin Man et toutes "ces folles". C'est difficile de devoir l'ecouter ave ses idées naives bien arretées. C'est difficile de sentir qu'elle fait pression pour que l'ons'accorde sur son point de vu. C'est difficile de toujours essayer de lui faire comprendre que les "pédé" sont parfois beaucoup mieux nos cheres hetero pure souche. Comment lui dire que les mecs gay que je connais sont preferables a son ours de mari [en locurrence mon pere].

Et puis il lui a fallut venir me demander un truc alors que je pianottais sur MSN, il a fallut que je lui bricole une installation de sossier d'une clé USB au reseau. J'ai donc du dire aux personnes avec lequelles je discutais que je revenais plus tard. Et il a fallut qu'elle lise mes conversations. Cela m'est insupportable, que l'on lise par dessus mon epaule mes conversations privées. Je sais qu'elle se demande tout le temps "ce que je peux bien dire" sur internet alors que j'ai rien a dire a mes geniteurs. Il a fallut qu'elle voit ma question a une amie "elle est gay ?", puis qu'elle la repete a haute voix. Je lui rend un service et elle me plante un couteau dans le dos.

D'un coup elle s'est rendu compte que mon "coming out" que j'avais fais il y a quelque mois n'etait pas une question, mais un fait murement muris depuis des années, j'ai sentie dans son ton qu'elle a realisé que sa fille etait elle meme une fille qui aime les autres filles. A l'epoque elle s'etait dit que je voulais jsute "essayé", que c'etait une phenomene "de mode", mais là elle a pris conscience du mot bi, du mot libertine, et elle a laché de but en blanc " tu sais c'est bien aussi d'etre gay".

Mon sang s'est glassé pour la seconde fois, elle dire ca ? Elle m'aime c'est certain mais elle n'en pense pas un mot. J'ai senti cette peur de petite fille d'etre en "infraction" comme si j'avais fait quelque chose de mal. Mon coeur semblait battre au ralenti, sacadé, alors pour essayer de clôtre l'affaire, et du ton du plus neutre que je pouvais utilisé je lui ai demandé depuis quand elle lisait mes conversation privées.

Coupable, je me suis sentie coupable d'etre capable d'aimer sans disctinction.

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