21/07/2008
It's a silly time to learn to swim When you start to drown
Je me fuis.
Peu à peu je m'en rend compte, je me fuis.
Je suis quelque chose pas quelqu'un. Je fais croire aux autres que je suis quelqu'un mais au fond ya rien.
Dès que quelque chose pourrait marcher dans ma vie je fous tout en l'air dedaigneusment en faisant souffrir ceux qui m'entourent parce ce que je m'en fous. Du plus sincerement du monde et du plus profondement je mon être je m'en fous. Je m'en fous de tout et meme de moi. Surtout de moi, parce que si j'avais une quelquonc réelle importance à mes yeux le reste de l'unviers en aurait pour moi.
Je me fous de tout parce que demain n'existe pas chez moi.
Et putain si elle me disait "toi aussi tu me manque" ca me ferait du bien.
Je l'ai largué et je suis amere maintenant.
Elle me foutait les pieds sur terre, j'existait et quelqu'un importait pour moi.
Devoir "rendre des comptes" en donnant des nouvelles, ne pas pouvoir faire tout et n'importe quoi parce que si il m'arrivait quelque chose ca ferait souffrir quelqu'un plus que moi, arretter mon charabia de drague perpetuel aupres de tout le monde ca me manquait, parce que putain pour une fois j'etais mis face à moi.
Moi mis face à mes erreurs.
Car oui des erreurs on peut en faire, et tout plein, quand on reste un peu avec quelqu'un. Parce que des potes, des amis, la famille ya une moment où on dit "je dois y aller" et voilà on est sortie. Avec eux on peut etre parfait, pure et parfait. On peut ne montrer que son plus bel angle, c'est pas bien dure les jolis sourires, les beaux mots et la bonne humeur.
Mais quand ya juste ce quelqu'un face à toi, ce quelqu'un qui te montre ce que tu es c'est pas pareil. Parce que te reveiller et pleurer alors que ce quelqu'un etait collé contre toi c'est pas pareil. Meme si ce quelqu'un dormait et bien ce quelqu'un etait là.
Mais pour toi saloperie de moi tu preferes croire à ton propre masque. T'es comme les autres. Tu crois à ce que tu vois, ce que tu vois c'est que les autres voient de toi, parce que tu te vois qu'aupres d'eux. Toi, etre avec quelqu'un qui te renvois ton toi imparfait ca l'fait pas. Etre avec quelqu'un qui te regarde plus loin que les yeux tu peux pas. Toi, voir que t'es pas l'être parfait que tu pensais etre ca te fais fuire.
Le serieux ca peut pas exister chez toi, parce tout ce qui à peine tenu ne serait ce qu'une seconde ca t'as renvoyé dans ton toi. Ton toi du fond il est triste. Toi t'es profondement triste. Mais ca tu peux pas l'accepter parce que les gens l'acceptent pas. Il faut toujours aller bien, si ca va pas c'est qu'on a un probleme. Bah oui alors j'ai un probleme et dans tes bras ca m'y renvois je crois.
Je me suis rendue compte de ca en etant vraiment seule. Le travail de nuit tue notre vie sociale, je l'ai d'abord apprécié et puis ensuite je l'ai utilisé. Pour creuser en moi. Ce que je voulais ? Reussis ma seconde année pour pouvoir avoir une bourse et pouvoir partir à NY. New-York New- York New York. Là où j'ai envoyé mon moi. Mon moi qui allait pas bien ici là et qui avait besoin de partir loin pour aller bien. Je l'ai envoyé à New-York. J'étais en 5° à l'epoque. En 2001. Je ne vais pas bien depuis longtemps alors j'ai crée un nouveau moi qui va bien auprès des autres. Et si il va bien auprès des autres il va bien auprès de moi normalement. Mais le moi qui vie au fond tout bas est parti bien loin pour se proteger.
Alors c'etait decidé j'allais me battre pour que ma seconde année m'envois à NY. Il fallait donc que je me mette face à la réalité. J'avais un demain. Ce putain de demain est né en moi. Ca y'est il existe demain. Demain existe car je le rencontre tous les soirs. Tous les soirs je vis l'arrivée de demain et je vis demain.
Mais si demain existe tous devient dangereux. Et surtout de se retrouver seule. J'ai fais l'imbecile, j'ai liberé mon besoin de plaire au reste du monde et je suis allée draguée. Je suis sortie avec deux nanas en l'espace de trois jours. Avec une d'entre elle je suis restée deux semaines. Et puis ca m'est revenu en face. Maintenant que demain existait il fallait que je me securise. Et ce qui me securise c'est de penser à elle.
Elle qui me rend mon moi profond, elle que j'ai jetter dedaigneusement.
Je vis c'est vrai, et j'en profite bien voir tres bien. Mais il y a quelque chose dont j'arrive encore à peine à me rendre compte, je vais vivre.
Ces elucubrations profondement egoistes n'ont pas grand interet mis à part eventuellement psychologique et phylosophique pour quelque ethnologues; il y a néanmoins nombre de personnes qui sembleraient les suivre. J'avoue que vous "lecteurs" (que je me sent pretentieuse en nommant ainsi des personnes qui ne sont peut etre que des hazards de visites répétitives) piqués mon attention. J'aimerai comprendre votre interet à lire mes ecris.
01:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/07/2008
Chaque fois qu'on se lache un jour on se retient...
Il soufle, soufle et soufle tout le temps
Pourquoi ne s'arrete t il pas profiter du beau temps ?
Dis moi; où va le vent ?
17:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/06/2008
Yesterday all my troubles seem so far away...
Aussi belles que sont les roses, et aussi bon qu'elles puissent sentir; on ne les aime pas toutes.
14:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/06/2008
West Coast, Coconut Record.
J'ai envie de sourire.
01:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/06/2008
08/06/08
Ca a commencé par quelques mots simples « -Mais toi tu aimais bien les trips ! » accompagné d’un sourire de conquistador en manque de terres éloignées qui ne sait plus que faire que d’affirmer sa supériorité sur l’être bête et aimant face à lui.
C’était les mots de la meilleure amie de ma mère.
Comme ca, balancés dans la conversation pour ne pas paraitre la « méchante » face à ma maman « sainte ni touche ».
C’était de la simple lâcheté que de balancer ça là au milieu, face à moi, une manière de ‘ridiculiser’ ma mère peu fière d’avoir fait l’expérience de ces petites pilules et qui ne n’en s’était évidement jamais vanté face à sa progéniture.
Pourtant cela ne m’atteignait point, j’ai honte mais c’est vrai. Ca m’a fait ni chaud ni froid d’entendre cela. Je me souviens même l’ombre d’un instant m’être dis de recracher le morceau de pain que je venais de placer dans ma bouche afin de faire un ‘effet’. Encore moins glorieux.
Ma mère à enchainé comme si de rien n’était et qu’elle assumait parfaitement, et moi j’ai tout de suite su.
La première leçon essentielle qu’elle m’ait apprise sur la vie était qu’un camé restait à jamais un camé et qu’il ne fallait en aucun cas lui faire confiance.
J’avais déjà ‘tué’ un frère face à mon cœur de la sorte il en était évident que cela suivait pour ma mère. J’ai donc moi-même fait comme si de rien n’était les jours qui suivirent.
Ce n’est que pendant le voyage du retour qu’elle s’est sentie obligée de se justifier, de justifier ses actes et d’avoir le besoin de se sentir pardonnée, excusée, comprise, face à sa fille qui réussissait là où ils avaient tous échoués auparavant.
Par charité peut-être, ou pour me résoudre à ne pas perdre ma mère, je lui ai passé un pseudo savon afin qu’elle trouve là sa rédemption.
A vrai dire, c’est peut être une fois encore ce que j’attendais pour me justifier de ne pas aimer ma mère autant que je devrais…
Elle m’expliquait que ce n’était que deux fois les trips, et puis une fois la mescaline, que c’était l’époque, pensez-dont les 70’s, que c’était un voyage spirituel recherché et non de la défonce. Elle n’a pas vu que je m’efforçais de faire semblant de la croire. Parce qu’un camé est un camé et qu’il ne faut pas leur faire confiance quoiqu’ils puissent dire…
J’ai eu envie de lui dire, quand elle m’expliquait que c’était avec son premier mari qu’elle avait pris son premier trip et qu’au second elle l’avait quitté en se jurant de ne plus en reprendre et de ne pas retrouver de mec, qu’elle aurait mieux fait de se trouver une nana sympa plutôt que de brouiller et de refuser ses sentiments pour les filles avec quelques trips… J’aurai voulu lui dire que moi j’étais quelqu’un de bien « malgré ca », j’aurais voulu lui dire ce genre de chose mais je savais qu’elle n’était pas aptes à comprendre car elle ne sait pas écouter… Alors à quoi bon s’ouvrir l’esprit avec des trips si ce n’est pour ne même pas accepter ses propres enfants tels qu’ils sont ?
Je n’ai pas voulu être aussi blessante et stupide qu’elle ne l’a été avec moi, parfois je me demande si c’est ca l’amour. Ne pas blaiser l’autre là où ca fait mal alors que l’on pourrait et que l’on serait dans notre plus grande légitimité…
Ce tango qu’est la vie m’envois valser aux quatre recoins de la piste, de surprises en surprises, de pas en pas, de révélations en révélations, de rythmes en rythmes, pourtant je suis toujours belle et bien de la partie. Et la dance ne fait que commencer…
03:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeune, lesbienne, perdue, affaires de cam